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Tomber, ou non, en burn-out

Dernière mise à jour : 14 oct. 2023


Tous égaux face au burn-out ?
Burn-out : une vulnérabilité variable

Le burn-out fait partie des RPS


Les risques psychosociaux (RPS) sont au cœur des préoccupations actuelles en santé au travail.


Les RPS recouvrent six dimensions à savoir les exigences du travail, l’autonomie et les marges de manœuvre, les rapports sociaux et relations de travail, les conflits de valeur, les exigences émotionnelles, et l’insécurité socio-économique (cf. rapport Gollac du collègue des experts en RPS).

Il est clairement établi qu’une exposition prolongée aux facteurs de risques psychosociaux augmente l’absentéisme (arrêt maladie), les accidents de travail, l’insatisfaction, la démotivation et peut mener au syndrome d’épuisement professionnel ou burn-out. burn-out est un état d'épuisement physique et mental lié au travail, et bien qu'il puisse toucher n'importe qui, il est indéniable que certains individus sont plus vulnérables que d’autres.


Les facteurs de risque externes, liés à l'organisation du travail et aux conditions de travail, jouent un rôle crucial dans la prévalence du burn-out. Des charges de travail excessives, des délais serrés, des heures supplémentaires fréquentes, un manque d'autonomie dans les décisions professionnelles et des conflits interpersonnels au travail peuvent accroître considérablement le risque de burn-out. Les environnements de travail toxiques, caractérisés par le harcèlement, la discrimination ou l'absence de soutien de la part de la direction, sont particulièrement propices à l'épuisement professionnel.

Tous égaux face au burn-out ?


L’analyse des facteurs de risques psychosociaux au plus près de la réalité objective des situations de travail est donc évidemment une étape nécessaire et incontournable pour prévenir l’exposition à ces risques et leurs éventuelles conséquences au sein des organisations de travail.


Mais n’existe-t-il pas des facteurs internes aux personnes qui expliqueraient une plus grande sensibilité ou adaptation de certains aux facteurs de risques psychosociaux et qui seraient également de puissants leviers de changements ?


Les facteurs de risque internes sont liés aux caractéristiques personnelles et émotionnelles de chaque individu. Les personnes qui ont des exigences personnelles élevées, qui sont perfectionnistes, ou qui ont du mal à dire non sont plus susceptibles de se pousser au-delà de leurs limites et de courir un risque accru de burn-out. De même, la peur du rejet, la difficulté à gérer la pression ou l’incertitude ou à établir des limites peuvent contribuer à l'apparition du burn-out.


Les différences individuelles, telles que la personnalité, la capacité à gérer le stress, et le soutien social, jouent un rôle clé. Les personnes qui acquièrent et développent leurs mécanismes d’adaptation sains, des compétences en gestion du stress et un réseau de soutien solide sont souvent mieux armées pour prévenir le burn-out ou s'en remettre plus rapidement.


Burn out ou épuisement professionnel : un problème de santé mentale


Cependant, il est important de noter que le burn-out ne doit pas être stigmatisé. Tout le monde peut être vulnérable à un moment donné de sa vie. Le surmenage, la pression constante, et le manque de temps pour se ressourcer peuvent affecter même les individus les plus résiliants.


Le burn-out est finalement un problème de santé mentale sérieux qui nécessite une approche globale, médicale et pluridisciplinaire. Il ne s'agit pas seulement de la responsabilité individuelle, mais aussi de celle des employeurs, des politiques de travail et de la société dans son ensemble.


La prévention du burn-out doit donc impliquer la promotion de bonnes conditions de travail, la sensibilisation à la santé mentale, ainsi que l'accès à des ressources de soutien (familial, amical ou professionnel) pouvant favoriser le changement et des capacités d’adaptation fonctionnelles qui protègent.


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