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De la QVT à la QVCT : le travail au cœur de la démarche

Dernière mise à jour : 25 avr. 2023


La QVCT est une opportunité pour accroître le bien être au travail
Qvt : enjeu pour le travailleur et perspectives ?

La Qualité de Vie au Travail (QVT) a seulement 10 ans d’existence véritablement. Concept apparu réellement le 19 juin 2013 dans l’Accord National Interprofessionnel (ANI), il s’est développé, enrichi et à pris corps plus récemment. Depuis l’ANI du 9 décembre 2020 et la loi du 2 août 2021 notamment, la QVT a franchi un cap et s’est construit une assise juridique en définissant de nouvelles obligations contraignantes pour toutes les entreprises et les établissements publics.


La QVT évolue et devient alors la QVCT (Qualité de Vie et des Conditions de Travail), avec, comme précisé dans l’acronyme, une volonté de remettre sous les projecteurs le principal levier d’actions pour améliorer le cadre de travail des salariés : « les conditions de travail ».


Une nouvelle loi pour renforcer la QVT

Au regard des enjeux phénoménaux que représente le bien-être des femmes et des hommes au travail dans un contexte de crises successives à la fois conjoncturelles et structurelles, anxiogènes et déstabilisantes, la question de la QVCT devient une problématique déterminante. Ou plutôt, pour respecter l’esprit de la démarche QVCT, un projet global positif et inclusif à l’échelle de la structure et partagé par l’ensemble des collaborateurs visant l’amélioration continue des conditions de travail.


Certainement que cette loi 2021-1018 du 2 août 2021, dite loi « Santé », « pour renforcer la prévention au sein des entreprises et décloisonner la santé publique et la santé au travail » a été salutaire. La QVT a subi une vulgarisation outrancière réduisant parfois trop souvent, hélas, cette notion du « bonheur au travail ». Cet amalgame a été inefficace puisque souvent les entreprises ont préféré « traiter » l’ambiance au travail plutôt que les conditions, le contenu et l’organisation du travail, pourtant à l’origine même de la qualité de vie et de la santé au travail.


Il est sans nul doute bien plus aisé de proposer des cours de méditation ou de positionner un baby-foot dans la salle de réunion que de requestionner les processus, les conditions de travail ou reprendre les fiches de postes. Certains ont même surfé sur la vague jusqu’à créer des Chief Happyness Officer (CHO) ou « Responsable du bonheur » pour cacher la forêt de la thématique « santé et sécurité » au travail.


Est venu le temps de « travailler sur le travail », de réfléchir sur les fondamentaux qui vont permettre d’accroître la qualité de vie des salariés et donc leur « productivité ». Le sujet se situe bien là et comme bien trop souvent, en France, une loi vient contraindre alors que le bon sens aurait du faire admettre l’évidence : un salarié dont les conditions de travail s’améliorent est forcément plus épanoui et donc plus motivé, plus innovant, plus engagé, plus facilitant et pour plus longtemps…


La QVT, au-delà de l'outil, une démarche positive et partagée

La QVCT nouvelle formule, sacralisée par la loi santé, renforce le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP), institue la négociation sur la qualité de vie au travail, oblige la formation des salariés sur la santé et la sécurité au travail et modifie la gouvernance de la qualité de vie au travail.


Sur ce dernier point, un des objectifs du texte est de favoriser la participation et l’expression des salariés sur le sujet. L’employeur est incité à non seulement porter la QVCT comme un axe stratégique de son (bon) développement mais à y associer tous les acteurs. Le degré de réussite pourrait être mesuré par rapport à la capacité des salariés à agir sur leurs propres conditions de travail.


Les Directions générales et les DRH sont donc invités à se saisir plus que jamais de cette opportunité pour rebâtir des démarches globales au service de leurs intérêts et pour répondre à de nouvelles attentes des salariés dans un monde en difficulté (et aussi en souffrance) en recherche d’un nouveau paradigme.


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